mercredi 31 décembre 2008

barbecue bieres feu d'artifice



Nouvel an échevelé. Ca commence par une fiesta barbecue chez un Américain qui fait sa bière artisanale, chouette endroit dominant la ville et le lac. A minuit le feu d’artifice nous pète au-dessus du nez. Puis, migration générale au Garage, l’un des deux bars-clubs sympas du patelin. Tout le monde est là et ça dansera dans tous les sens à ne plus en savoir où qu’on habite.



Bon ben, bonne année !

mardi 30 décembre 2008

un brin d'herbe dans le...

Bon, c’est pas le tout d’être monté jusqu’ici, il faut redescendre maintenant… C’est beaucoup moins drôle surtout quand on a des courbatures pleins les cuisses. La prochaine fois on prend une mule ou des chevaux et on s’installe plus longtemps avec tente et provisions de nourriture.

Ces crétins de Colihuachos profitent des derniers kilomètres à découvert pour nous harceler comme jamais, ils aiment bien le soleil et les couleurs sombres ou vives. Un conseil, s’habiller en blanc en cette saison, c’est moins pire.

Pour se venger un peu et leur trouver une utilité quelconque, on les attrape, on leur enfile un brin d’herbe dans le postérieur, on les relâche et on les regarde s’envoler tout honteux traînant derrière eux leur nouveau fardeau.

lundi 29 décembre 2008

Colihuachos et toboggan

Raph décide de s’attaquer seul à l’ascension du Cerro Arco Iris car Pauline n’a pas la cheville en état. Toute une aventure à travers cette étrange forêt avant d’atteindre la partie dégarnie de ce sommet chauve. Passées les premières plates-formes, plus vraiment de sentier, alors il faut trouver son chemin à travers les blocs rocheux et les champs de neiges éternelles intacts. Les sommets des Andes se découvrent jusqu’à la frontière Argentine et en bas, on aperçoit le Fjord de Cochamo.



A cette altitude les Colihuachos vous lâchent enfin, mais le temps est incertain, ce n’est pas un endroit pour se retrouver seul dans le brouillard sans chemin à suivre.



Fin d’après-midi fort divertissante sur le toboggan naturel de la rivière. L’eau est fraîche mais cristalline. On aurait adoré s’étendre au soleil sur ces grands rochers plats, mais ces c.. de Coliuhachos ne sont pas de cet avis.




Petites vidéos de la descente:






dimanche 28 décembre 2008

Le rouge et le noir

Assez traînassé, l’averse a passée et l’aventure nous appelle à nouveau. Plus à l’est, vers les Andes, à 80 kilomètres de Puerto Varas, à proximité du village de Cochamo, se trouve une petite vallée des merveilles qu’on ne peut atteindre qu’à pieds ou à cheval, après un effort de cinq heures bien tapées.



Cinq heures sans s’arrêter de trop, puisque la saison des « Colihuachos » débute tôt cette année, réchauffement climatique oblige. C’est un insecte volant qui envahit le sud chilien un mois par an. Ils sont rouge et noir et se nourrissent de sang qu’ils ponctionnent sur les bêtes et sur les touristes. Ce n’est pas qu’il soient vraiment douloureux, et ils ne laissent ni venin ni blessure, on les sent à peine à vrai dire. Mais purée qu’ils sont pénibles à vous tourner autour par dizaine en bourdonnant bêtement.

Cette vallée glaciaire est cernée de montagnes en forme de dôme et de falaises impressionnantes, c’est un peu l’équivalent Chilien de Yosemite aux USA, mais sans route, sans baraque à souvenir, sans rien, à part un couple américano-argentin. Deux passionnés d’escalade de haut niveau qui ont monté avec l’aide de leurs amis et de nombreux chevaux un refuge en bois pour les rares randonneurs et les fans d’escalade. Tout a été fait avec le bois local et une tronçonneuse et toute cette petite famille Ingalls campe dans ces prairies magiques.

mercredi 24 décembre 2008

Happy crisis man !

Il fallait bien cinq jours pour se reposer de ce périple épuisant et pour préparer un repas de fête pour 20 personnes. Un banquet pantagruélique de l’avis de tous : céviche de congrio, saumon fumé, une pâte entière de jamon crudo, lasagnes de légumes et de veau, gateaux au chocolat, charlottes aux fraises et framboises… entre autres. Sans compter les hectolitres de vin et de Pisco…

Bref, c’était pas un repas de crise, où alors de crise de foie, mais non, même pas.

vendredi 19 décembre 2008

Ralliement

Pas la peine d’y passer la nuit cette fois, 3 heures de bus suffisent pour rallier Puerto Varas. Ralliement au point habituel avec tous les poteaux : La Casa Margouya, l’auberge de Nico. Il faut dire qu’on en connaît une belle de bande après trois années consécutives par ici. Les Français, les Chiliens, les bons vivants du sud des Andes, les amateurs de sports d’eau vive et de boissons fortes.

jeudi 18 décembre 2008

9,6 sur lechelle de Richter

Heureusement que les bus sont confortables en Amérique du sud, ça permet d’avancer la nuit en économisant une nuit d’hôtel.

Nous voilà à Valdivia, bien loin des paysages méditerranéens du centre, et encore plus loin du désert d’Atacama. Ici, tout est forêt, rivières copieuses, prairies verdoyantes et vaches qui broutent.



Dans les guides, on lit le plus grand bien de cette ville, qui fut, au siècle passé, entièrement ravagée par le plus gros tremblement de terre jamais enregistré par monsieur Richter. Ce n’est pas moche, loin s’en faut, mais pas non plus de quoi casser trois pâtes à un canard. En revanche, en vingt minutes de bus, on atteint l’embouchure de l’estuaire et le pueblo de Niebla (brouillards en espagnol), avec ses plages de sables noir, ses forêts qui dominent la mer, l’odeur des embruns du pacifique et les bateaux de pèche qui reviennent chargés de gros poiscailles.



mercredi 17 décembre 2008

La main dans le sac



Longues balades à travers le Cerro Alegre penché au-dessus de la baie et des navires, longue marche le long de la côte en compagnie d’un pépé chilien fort gentil. A quelques encablures, les pélicans repeignent en blanc les rochers à coup de guano.



Un « ladron » en costume essaie d’endormir le sac à main de Pauline à la terrasse d’un café, en le dissimulant sous son anorak, mais c’est sans compter la légendaire vigilance de la petite.



Il faut aussi avouer qu’un anorak par un temps pareil ce n’est pas très crédible. Le voilà qui s’en va vexé et un peu honteux… Ça ne peut pas marcher à tous les coups.



mardi 16 décembre 2008

Valparaiso



Encore une nuit de bus couchette et nous débarquons à Valparaiso au petit matin. La citée « vallée paradis » porte bien son nom tant le charme de ses maisons bariolées et de ses rues sinueuses opère.



La ville fait penser à un hybride de Lisbonne et de San Fransisco mais c’est encore autre chose. Dommage que les espaces vacants soient aussi encombrés de détritus quand même…


lundi 15 décembre 2008

Pisco exquis

Encore quelques dizaines de kilomètres vers le fonds de cette vallée tortueuse et encaissée, et nous voilà à Pisco Elqui. C’est le terroir du Pisco, alcool mondialement célèbre au Chili. C’est un alcool de raisin qui chiffre ses 40°. Ca se boit sous forme de « Pisco Sour », avec du citron vert, du sucre, du blanc d’œuf et ça présente la particularité de vous retourner la tête joyeusement et de vous rendre un peu amnésique le lendemain, ce qui n’est parfois pas plus mal…



Quoi qu’il en soit, le village est charmant et les bords de la rivières bordés de saules pleureurs idéal pour une après midi baignade à l’abris des grosses chaleurs.
Les bougainvilliers abondent et sont exubérants au possible, et Raph est d’avis qu’un endroit aussi propice à sa plante préférée est forcément un bon endroit.



Avant notre énième bus de nuit, balade à Coquimbo, citée portuaire jouxtant la Serena. Perchée sur une presqu’île escarpée, la ville a le charme de ses vieux ports méditerranéens. Les fins de semaines y sont, paraît-il, très animées, mais en ce lundi soir, calme plat.

dimanche 14 décembre 2008

Le coup des étoiles

La bonne idée du jour : faire acheminer nos lourds bagages jusqu’à Puerto Varas par la compagnie de bus, pendant que nous voyagerons le cœur et le corps légers, mains dans les poches ou presque pendant les prochains jours.



Pour commencer, direction Vicuna, dans la Valle De Elqui. Petite bourgade paisible, pour ne pas dire endormie, chef lieu des grands observatoires astronomiques du Chili. Le Cerro Tololo, l’observatoire de la Silla, c’est pour les pro. En revanche, l’Observatorio Mamalluca a été conçu pour recevoir les touristes amateurs. Des amateurs passionnés nous expliquent l’univers en 30 minutes avec une passion et un enthousiasme touchants. On ira ensuite coller notre œil derrière les gros tubes pendant que le guide bénévole avec ses lunettes en culs de bouteilles profite de la nuit et de ses quelques connaissances en physique cosmique pour peloter les touristes consentantes… Hélas une légère brume monte ce jour-là de la mer et compromets les projets célestes et plus terrestres.

Il faut dire que la construction d’un immense retenue d’eau en contrebas a passablement modifié le climat de la vallée.

samedi 13 décembre 2008

Bercés par la houle

Une nuit dans le bus couchette ( « semi cama superior ») et quelques centaines de kilomètres plus au sud, voici, La Serena. Le centre ville a son charme, quelques belles façades et de la couleur.



La plage, distante de 3 kilomètres, est large, vaste et quasi déserte en attendant le début des grandes vacances. Le sable est jonché de coquillages blancs, l’océan est magnifique, à condition de tourner le dos aux immeubles moches construits sur la côte. Après quelques fruits de mer tellement attendus, on se laisse malmener par les vagues impétueuses tout l’après midi.
Bilan : des coups de soleil sur les gambettes et la sensation d’être encore bercés par la houle le soir en s’endormant.



vendredi 12 décembre 2008

Vapeurs brûlantes et matin glacé


Départ 4 h du matin pour les geysers del Tatio, arrivée avec un froid totalement étranger depuis des mois : moins 10 degrés !



Vapeurs brûlantes dans le matin glacé, bain dans les eaux thermales pour réchauffer les corps transis. Etape au village Machuca, perché tout la haut dans ces étranges paysages d’altiplano.



Dégustation de viande de lama pour les amateurs… Dans le minibus, il y a ce Canadien avec sa trombine à mourir de rire, coiffé de son bonnet tricoté par sa grand-mère, il a l’air tout droit sorti des Bronzés font du Ski.

jeudi 11 décembre 2008

Ca glisse pas



Valle de la Muerte, c’est moins loin que celle de la lune. Raph embarque pour l’occase un « sand board » pour surfer la dune de sable. Pas indispensable comme expérience. D’abord il faut se taper l’ascension de ladite dune, 200 mètres de haut sous un cagnard impitoyable, merci. Et puis une fois sur la pente, ben, ça glisse pas des masses…



Fin d’après-midi et trois bornes dans le vent sec du désert pour rallier le « pozo n°3 », sorte de piscine publique totalement désuète. Rhaaa… ça valait la peine de marcher.



mercredi 10 décembre 2008

Vallée de la lune

À bicyclette… 16km aller, et autant au retour sous un soleil de plomb. Mais ça valait la peine de pédaler pour découvrir seuls la « vallée de la lune », qui tient son nom de ses paysages littéralement lunaires.



Les étranges collines sont saturées de sel, elles craquent en se dilatant sous le soleil et le bruit sous nos pas sonne comme un décor de papier kraft.



Pas la moindre plante ne pousse ici, et les seule trace de vie aperçues seront une mouche et une libellule égarées.



Pour le reste, les photos parlent d’elles-mêmes.



mardi 9 décembre 2008

A bout de souffle

Départ pour San Pedro de Atacama à travers la « Puna ». Le bus tombe en panne au milieu de ces étranges paysages d’altiplano, mais le chauffeur change les courroies sans trop de difficulté. Il reprend le volant maculé de cambouis.


On passe la frontière au « paso de Jama », avec le souffle court. 4400 m au-dessus du niveau de la mer, il n’y a qu’un Guanaco pour vivre ici.



Dans le ciel, un arc en ciel inversé se forme autour du soleil. C’est un phénomène qu’on n’observe que dans les très hauts plateaux, lorsque qu’une fine pellicule de nuages de grande altitude difracte la lumière.



Le bus se laisse glisser le long de la pente du Volcan Licancabur. L’air est tellement transparent que les distances s’abolissent étrangement. 50km plus loin, on atteint San Pedro de Atacama, et le Volcan paraît plus modeste et plus proche qu’il ne l’est. Pourtant, il culmine à 5900m, soit 2500m de plus que le village.



San Pedro est un minuscule bourg de 3000 habitants, mais c’est la plaque tournante du tourisme de cette région absolument désertique.



Bons restaurants, nourriture saine, bars musicaux, agences de tourismes à profusion… On sent que les Chiliens ont assimilé les attentes des routards occidentaux.




dimanche 7 décembre 2008

Honorer la vierge

Quelques jours à Salta pour essayer de vendre la voiture en vain, en plus jour férié : jour de la vierge, les journaux titrent le lendemain : « les habitants de Salta ont honoré la vierge », hmmm, c’est du propre…

samedi 6 décembre 2008

Last night



C’est la dernière nuit à Cafayate avant le départ pour le Chili. C’est ce soir l’inauguration du restaurant El Colorado où Carlos a pris ses nouvelles fonctions. On en ressort très joyeux. S’en suivent quelques danses échevelées au Nanta arrosées de Gancia Lemon.



Bilan : des souvenirs flous et une migraine carabinée.

mardi 2 décembre 2008

Me echo la Burra !

La bière artisanale « La Burra » (la mule) a reçu son autorisation officielle de mise sur le marché. Avec ses 8° d’alcool pour une contenance de 500ml, elle devrait être interdite !
Alain et Anne ont prévu un plan de communication régulier auprès des aficionados sous forme de quelques photos rigolotes prises autour du monde (ceux qui la cherchent) et de photos encore plus rigolotes réalisées in situ (ceux qui l’ont trouvée).

Sollicités pour l’occasion, on met en scène une version un peu cavalière de cette publicité. Avec Raph dans le rôle de la mule broutant sa luzerne, et Pauline en selle…


samedi 29 novembre 2008

Cow Boy

Raphaël s’en va jouer au Cow Boy avec Alain Le Belge. Alain possède quelques-uns de ces petits chevaux péruviens qui avancent avec ce drôle de pas rapide. Ils ne payent pas de mine ces petits bourrins, mais c’est un plaisir de les monter, leur dos reste droit et stable comme une selle de moto.
A la tombée du jour, deux cavaliers devisent en parcourant les 120 hectares du domaine, jusqu’au large lit de la rivière sèche emplit de dune de sable. Ici et là, des squelettes de bétail à moitié ensablés: un vrai cliché du grand ouest. Petite halte chez un nouveau voisin : Guillaume, un jeune Français de Nouvelle-Calédonie s’est acheté un petit lot et une maison d’adobe sans eau ni électricité, avec l’argent d’un prix littéraire gagné dans son archipel.

Le retour se fait à travers les immenses champs de luzerne en fleur. Cette petite mer de fleurs bleues s’accorde merveilleusement avec le décor des montagnes rendues violette par le couchant, c’est d’une beauté déconcertante.

Avant de partir, dégustation d’une bière locale. « Oula, me echo la burra, otra vez… ». Germe alors une idée : Pauline et Raph reviendront dans la semaine pour shooter quelques photos bien mises en scène pour faire une promotion comique de cette satanée cerveza. On a déjà des idées, mise en œuvre imminente, ça risque d’être drôle.





vendredi 28 novembre 2008

Entre les gouttes

Retour à Cafayate en fin d’après-midi. Nous passons littéralement entre les gouttes. Devant et derrière nous les orages font rage. La route est coupée de torrents par endroits, au loin, dans la nuit qui tombe, des éclairs roses déchirent le ciel et font apparaître les silhouettes massives des montagnes de la « quebrada ». Finalement, on arrive à Cafayate sans avoir reçu la moindre goutte de pluie, quelques minutes après qu’une tempête de grêle se soit abattue sur la ville.



Le retour est fete dignement à grands renforts de vin cafayateno, gueule de bois assuree…

jeudi 27 novembre 2008

l’éducation communiste

La chaleur est accablante, de jour comme de nuit, l’air saturé d’humidité. Un peu effarés, on regarde de loin le bilan des victimes de Bombay s’alourdir sur TV5 Monde.

Pas mal d’acheteurs potentiel viennent reluquer notre voiture, on apprend à leur faire l’article en bon vendeurs, et on fait monter les enchères. Nous avons décidé de la mettre en vente car nous ne sommes pas certains de l’endroit où nous installerons définitivement et, si c’est ici, on aimerait bien disposer d’un véhicule avec plus de deux places de toute façon.



Un peu de culture dans ce monde rustre : pour 5 pesos chacun (1,2 euros) nous avons réservé nos places au paradis pour voir jouer l’orchestre symphonique de Salta, dirigé par une cheftaine d’orchestre cubaine invitée. Au programme Tchaïkovski et autres. À la fin de la représentation, la cubaine dépèce le bouquet de fleurs pour en distribuer une à chaque musicien… Ha, l’éducation communiste !

mardi 25 novembre 2008

Confidences intimes



Sur le point de partir, nous rendons visite à un Olivier installé à Salta. On nous a mis sur la piste de ce Français qui a failli faire tourner son hostal. Hélas, mauvaise planification budgétaire et coup bas de la concurrence lui ont fait jeter l’éponge. On aurait bien envisagé de le débarrasser de ses soucis en lui louant sa maison pendant un temps, mais il souhaite maintenant vendre (500 000 $) et se tirer en France. L’expatriation n’est pas une aventure qui va de soi.

Nous avons mis la voiture en vente dans les petites annonces. Olivier nous fait très justement observer que, rentrer sur Cafayate au moment où les acheteurs Salteno vont se manifester c’est un peu dommage, et il nous propose de rester quelques jours chez lui vu que le courant passe bien.

Lorsqu’on rencontre un compatriote au bout du monde, l’amitié se lie vite, et les confidences intimes sortent sans détour. En quelques heures, on apprend plus sur une personne qu’en plusieurs années de relations maquillées à Paris.


lundi 24 novembre 2008

Passe-partout

Départ pour Salta au volant de l’inimitable Saveiro. Pour peut qu’on n’oublie pas de lui donner à boire elle se comporte plutôt bien ces temps-ci.



En fin de journée, une curieuse tempête de vent balaye les rues de la ville d’est en ouest. Derrière les cimes de la précordillère des nuages monstrueux et oranges bourgeonnent dangereusement.

Détour par San Lorenzo pour visiter une agence immobilière. Le quartier est plongé dans le noir et les cigales argentines sentant venir la pluie font un vacarme épouvantable, leurs cris stridents donnent l’impression que toutes les alarmes du quartier se sont mises en route en même temps.

L’agent immobilier nous confie que le type de maison que nous cherchons (belle et grande) est quasiment impossible à louer où acheter. Dans les deux cas, les prix ont atteint de tels sommets spéculatifs que plus personne n’est vraiment en mesure de se les payer. Visite d’une charmante maison à 350 euros / mois, mais avec une seule chambre, impossible d’y recevoir qui que ce soit…Passe-partout peut-être…

De retour à Salta, notre quartier est plongé dans l’obscurité totale. Un arbre s’est effondré sur les lignes électriques… mais alors…comment allons nous faire pour regarder Sex and The City ???? se demande Pauline…

dimanche 23 novembre 2008

Des blondes, des rousses et des brunes



Un dimanche à San Carlos, chez Alain et Anne, les amis belges. Côté fourneaux, Anne fait toujours des miracles culinaires en plein désert, cette fois, ce fut une recette remontant à leurs « origines » africaines : fricassée de bananes à la sardine, aux tomates et aux piments.
Côté brasserie, c’est Alain qui épate la galerie avec les premières cuvées de sa bière artisanale : « Me echo la burra », littéralement, la mule m’a foutu par terre. Effectivement, 50 cl de ce nectar à 8° en apero suffisent à nous mettre à terre.
Le vent est chaud et sec, comme tout droit sorti d’un sèche-cheveux géant. Dans les champs alentour, les chevaux se chamaillent avec panache et l’étalon tente de sauter toutes les juments. De temps en temps une mini tornade de poussière monte dans le ciel devant les montagnes rouge sang, le tableau est digne de la trilogie des grand espaces.



On repart avec un carton plein de blondes, de rousses et de brunes à offrir à Carlos et Patricia qui préparent les pizzas ce soir. Sous la tonnelle, des milliers d’insectes s’agglutinent sur le mur blanc baigné de lumière, Pauline en a des frissons tandis qu’au pied du mur, un crapaud s’est installé comme au restaurant pour déguster sans effort les « bichos » qui ont l’imprudence de tomber à terre.

Il commence à pleuvoir de plus en plus fréquemment sur Cafayate, et la maison de Maud prend l’eau de tous côtés.

samedi 22 novembre 2008

En attendant...



En attendant la mise en œuvre de ces grands projets ou l’ouverture de notre propre lieux, Pauline fait des gâteaux au chocolat, on rend visite à nos amis Carlos et Patricia qui sont vraiment de chouette gens plein d’humour, et on écrit ces lignes, entre autre.