mercredi 2 avril 2008

20 cm !



Remontée sur Salta. Pour approfondir notre enquête, on décide d’aller au service du cadastre régional, pour voir de quoi il retourne officiellement sur la propriété qui nous plait. On fait bien, car la situation est un peu embrouillée entre succession et papiers à moitié à jour, typiquement argentin…

Aujourd’hui c’est férié. Dans les rues, « on » célèbre l’anniversaire du début ou de la fin du camouflet de la guerre des Malouines, guerre organisée par des généraux incompétents restés au chaud sur le continent.
Hugo de l’hostal nous parle de ce jour où la loterie nationale est venu chercher son ami de 18 ans pour l’envoyer au casse-pipes sans nourriture et en bras de chemises par -20°.
A la TV le soir, des émissions s’appesantissent sur l’injustice de la présence anglaise et une maîtresse d’école bourre le crâne d’enfants de 5 ans à ce sujet.

Juste après l’extinction des feux dans la chambre, nous sommes surpris par le bruit mat d’un bestiau se cognant au mur et plafond de la chambre. Dans la nuit, sa silhouette ressemble à celle d’un oiseau ou d’une chauve-souris. Pau est déjà partie s’enfermer en criant dans la salle de bain. En allumant les lumières, Raph découvre sur le mur un papillon noir et argent qui doit bien peser ses 50 grammes et fait environ 20 cm d’envergure !



mardi 1 avril 2008

Pour quelques dollars de plus

Notre travail d’enquête et de recherche de lieu nous conduit à découvrir des lieux et des gens que nous n’aurions jamais croisés en tant que simples touristes. C’est assez fendard. On devrait toujours s’inventer des quêtes réelles ou fictives en voyage, ça donne une autre gueule à l’histoire.


Aujourd’hui, visite d’une autre propriété. La famille de pauvres qui vit sur place et entretient la maison n’est plus payée depuis trois mois. Il faut savoir que les Argentins qui ont du fric sont la plupart du temps complètement odieux avec les petites gens. Ça fait partie de l’héritage colonialiste du continent. Quand on voit ceci de plus près, on comprend mieux le populisme révolutionnaire de Morales en Bolivie.

Toujours est-il que la propriétaire de ladite maison, jointe au téléphone, prétend ne plus être vendeuse. Car on ne lui en donne pas le prix qu’elle souhaite (300.000 US$ !). C’est sûr qu’à ce prix prohibitif elle ne risque pas de vendre. Elle ne souhaite plus vendre, mais nous fait quand même lourdement l’article sur sa bicoque et ses deux hectares de désert. On se marre bien je vous dis.

Le soir, Yakeen nous a invités à passer la soirée chez ses ami(e)s hollandais d’à côté. Martin est complètement barge après 3 bouteilles de bière, et passablement incompréhensible vue la quantité de feuilles de coca qu’il rumine en parlant. Maud est très sympa, dans le hangar du fond, elle nous fait découvrir la caverne d’Ali Baba contenant les milliers de sculptures en terre cuite réalisées par ses enfants. Elles sont magnifiques et dégagent une impression de tragi-comique qui ne laisse pas de marbre, si vous permettez le jeu de mot...