
Aujourd’hui, visite d’une autre propriété. La famille de pauvres qui vit sur place et entretient la maison n’est plus payée depuis trois mois. Il faut savoir que les Argentins qui ont du fric sont la plupart du temps complètement odieux avec les petites gens. Ça fait partie de l’héritage colonialiste du continent. Quand on voit ceci de plus près, on comprend mieux le populisme révolutionnaire de Morales en Bolivie.
Toujours est-il que la propriétaire de ladite maison, jointe au téléphone, prétend ne plus être vendeuse. Car on ne lui en donne pas le prix qu’elle souhaite (300.000 US$ !). C’est sûr qu’à ce prix prohibitif elle ne risque pas de vendre. Elle ne souhaite plus vendre, mais nous fait quand même lourdement l’article sur sa bicoque et ses deux hectares de désert. On se marre bien je vous dis.
Le soir, Yakeen nous a invités à passer la soirée chez ses ami(e)s hollandais d’à côté. Martin est complètement barge après 3 bouteilles de bière, et passablement incompréhensible vue la quantité de feuilles de coca qu’il rumine en parlant. Maud est très sympa, dans le hangar du fond, elle nous fait découvrir la caverne d’Ali Baba contenant les milliers de sculptures en terre cuite réalisées par ses enfants. Elles sont magnifiques et dégagent une impression de tragi-comique qui ne laisse pas de marbre, si vous permettez le jeu de mot...
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