
Début de la grande épopée.
Il y a quelques jours, Maud nous a demandé de l’aide pour aller à Tilcara (8 heures de route) pour ensuite récupérer des meubles et son tout dernier petit fils d’un mois chez la belle famille dans la « foret tropicale » du coté de Ledesma. Ca sent le truc un peu galère, mais bon faut s’entraider.
Pauline entend « tropical » et blêmit en pensant aux « bichos » divers en embuscade dans ses contrées malsaines. C’est Raphaël qui se tapera les 500 bornes Tilcara-Ledesma-Tilcara, avec Huayra, le plus jeune fils de Maud. Finalement la forêt n’est pas si tropicale, d’ailleurs il n’y a pas de forêt (voir photo ci-dessous), mais des champs de cannes à sucre , une ville moche dominée par les fumées d’une inquiétante usine. On remonte sur Tilcara avec la Land Rover chargée à bloc comme si on allait prendre le bateau à Gibraltar pour rentrer au bled, en prime, la chienne qui vomit sur la banquette arrière.

Quatre jours plus tard, quel bonheur de retrouver Cafayate. Nadia et Thomas, une Américaine et un Hollandais très sympas et végétariens qui profitaient de la maison en notre absence, nous accueillent avec un dîner de gourmets. Ca fait d’autant plus plaisir que la gratitude n’est pas un sentiment qui va de soi en Argentine…








