mercredi 29 octobre 2008

faut s’entraider...


Début de la grande épopée.

Il y a quelques jours, Maud nous a demandé de l’aide pour aller à Tilcara (8 heures de route) pour ensuite récupérer des meubles et son tout dernier petit fils d’un mois chez la belle famille dans la « foret tropicale » du coté de Ledesma. Ca sent le truc un peu galère, mais bon faut s’entraider.

Pauline entend « tropical » et blêmit en pensant aux « bichos » divers en embuscade dans ses contrées malsaines. C’est Raphaël qui se tapera les 500 bornes Tilcara-Ledesma-Tilcara, avec Huayra, le plus jeune fils de Maud. Finalement la forêt n’est pas si tropicale, d’ailleurs il n’y a pas de forêt (voir photo ci-dessous), mais des champs de cannes à sucre , une ville moche dominée par les fumées d’une inquiétante usine. On remonte sur Tilcara avec la Land Rover chargée à bloc comme si on allait prendre le bateau à Gibraltar pour rentrer au bled, en prime, la chienne qui vomit sur la banquette arrière.



Quatre jours plus tard, quel bonheur de retrouver Cafayate. Nadia et Thomas, une Américaine et un Hollandais très sympas et végétariens qui profitaient de la maison en notre absence, nous accueillent avec un dîner de gourmets. Ca fait d’autant plus plaisir que la gratitude n’est pas un sentiment qui va de soi en Argentine…

lundi 27 octobre 2008

Don Quixote de la Puna



En se promenant sur les hauteurs de Cafayate, nous faisons la connaissance de Felix, un paysan pur cru qui élève vaches, chèvres, moutons et chevaux dans les montagnes. Avec sa grosse panse posée sur sa mule, il a un air de Don Quixote de la Puna. Affaire conclue, nous partirons prochainement avec ses chevaux, ses mules et ses filles pour un périple dans les hauteurs.

dimanche 26 octobre 2008

Asado

« Asado » d’anniversaire chez Carlos, un nouvel ami rencontré via Luc, un copain Français, originaire de Mèze, pré-retraité se la coulant douce à Salta.



Carlos fête ses 50 ans. Beaucoup de barbaque donc, beaucoup de bon vin si bien qu’arrivés au dessert, on est un peu paf et Patricia la femme de Carlos nous fait mourir de rire avec ses morceaux de gâteaux à la crème sur la figure.

Argentina che !

mardi 21 octobre 2008

Paul Naref


Les journées se passent tranquillement, entre travail de jardinage, réparation et réorganisation diverses. Nous avons pour compagnons des chiens, chats, poules et des gosses d’à côté qui débarquent comme une tornade. Le soir, les crapauds sortent par dizaine de leur trou et se promènent jusque dans la maison, les toilettes, la salle de bain. Parfois, de belles araignées s’invitent aussi à l’intérieur, mais notre tolérance à des limites, Pauline mandate Raphaël pour les occire à grands coups de tong.

samedi 18 octobre 2008

No a la minerìa


Journée pique-nique pour les rencontres des copleros de la vallée dans un pueblo perdu entre les montagnes : Talapazo. Des indios et des pachamamas aux costumes colorés content et chantent pendant que les spectateurs boivent du mauvais vin et engloutissent empanadas sur empanadas.



Certains dansent fort étrangement. Souvent les conversations tournent autour du projet de mine et le passage des camions remplis de matières polluantes. Notre voiture est d’ailleurs ornée d’un autocollant « no a la minerìa ! », pourquoi pas si ça peut consolider le pare-brise...



Au retour, le spectacle des nuages roses au-dessus de ces imposantes montagnes sur un ciel magnifiquement bleu valait autant le déplacement que les blagues de fin de journée des participants avinés. Immanquable.



lundi 13 octobre 2008

Et pourtant, elle roule

La route vers Cafayate offre un paysage un peu désolé. Au sortir de l’hiver très sec, les paysages de la vallée de Lerma paraissent décharnés. Nous allons bientôt retrouver nos amis de Cafayate, son beau temps quasi perpétuel, ses montagnes rouges, ses vignobles… et notre fameuse VW Saveiro. Elle a passé l’hiver à l’abri des voleurs dans leur finca « Utama ».
Coup de téléphone depuis Salta pour annoncer notre arrivée. On nous propose très (trop) gentiment de passer nous chercher au terminal de bus, de nous inviter à déjeuner, de nous héberger pour une durée indéfinie. Hmm… C’est louche. Marteen arrive avec un grand sourire. Oulala… très grand le sourire… En effet, force est de constater les dégâts.
« - Pas de soucis, chicos, elle roule.
- Certes, mais le moteur touche presque le sol au cas où vous n’auriez pas remarqué. »



Debriefing des derniers potins de Cafayate, nous voilà informé de toutes les histoires, seules les circonstances qui ont conduit à l’endommagement de notre véhicule resteront floues.

Dîner en ville le soir, et juste à côté, un couple d’Australiens rencontrés à Chaiten au Chili à la Casa Hexagon. On reste un peu estomaqués lorsqu’ils nous expliquent que la ville n’existe plus, le vieux volcan qu’on croyait éteint est entré en éruption 3 semaines après notre départ. Les habitants ont pu être évacués avant que le village ne soit recouvert de cendres.

dimanche 12 octobre 2008

Ya llega la crisis

A Salta, un chauffeur de Taxi demande : « alors, ça y est, les USA vont se casser la gueule ? » Réponse évasive pour éviter de vexer. Aidés par le manque de réalisme (ou de sincérité) de leur présidente Cristina, certains Argentins s’imaginent que cette fois, ce n’est pas eux que ça arrive et seraient presque tentés d’en rire. Mais comment un pays qui enchaîne les crises même en période de croissance pourrait s’en sortir aujourd’hui ?



Quelques jours plus tard, les journaux titreront « Ya llega la crisis » (La crise arrive). Ici comme ailleurs, licenciements massifs, perte de revenus dans les campagnes, « inquiétude » des marchés boursiers… Les Argentins restent philosophes : « Les crises, on a l’habitude, nous… »

samedi 11 octobre 2008

3 heures de retard



Avant de quitter la capitale, le bruit, l’odeur, la pollution, détour d’une journée à Tigre, pour se balader en bateau entre les îles du delta. En théorie, c’est un lieu de calme et de nature mais les bateaux à moteur et les jets ski font un boucan pire que dans la baie de Saint Tropez un 15 août. Ballade sur l’île « Tres Bocas », assez charmante, on n’en dira pas autant de la matrone du restaurant où nous déjeunons. Coup de stress en attendant le bateau omnibus du retour, les « lancha » passent pleines à craquer et ne s’arrêtent pas, or nous sommes sensés prendre un bus pour Salta à 20h… Pas gagné. Raphaël comme à son habitude reste calme pendant que Pauline déteste l’Argentine tout entière. Finalement, bateau, train, métro, métro, bus pendant 20 heures, et retour à Salta « La Linda ».

jeudi 9 octobre 2008

10% dans la vue

Départ pour Buenos Aires. Comme prévu, British Airways propose de mauvais films avec Will Smith ou Susan Sarandon. Pas mal pour s’endormir. Réveil perturbant avec l’odeur du petit déjeuner petits pois haricots…slurp…



Arrivés en Argentine sous le soleil et une trentaine de degrés. Revoilà l’été. L’hostal que nous connaissions a augmenté le prix des chambres de 20 pesos, 5 euros environ. L’inflation est une réalité à court terme en Argentine, en l’espace de six mois, les prix ont pris 10% dans la vue.