
Après un épisode de mauvais temps, on part enfin dans les montagnes, en compagnie de Felix sur sa mule, ses chevaux, un âne bien bâté de provisions et sa fille.
Vues de loin, les montagnes semblent austères sèches et homogènes, mais au fil de l’ascension, on découvre des champs de cardones géant, des combes vertes où coulent des sources inattendues, de grandes prairies d’herbes hautes, et toujours derrière nous, la vallée Calchiaques.

Après cinq heures de chemin escarpé, nous voilà à la demeure d’altitude de la famille Carpenchay. C’est rudimentaire, il va sans dire. Felix lève le nez vers le ciel et affirme d’un air entendu : « ya va a llover mas hoy ». Heureusement qu’on a quand même recouvert notre tente semi imperméable « Industria Argentina » d’une grande bâche de plastique, car vers minuit, nous sommes réveillés par un orage terrible. Le vent menace de tout emporter et l’on se sent tout petit, blottis dans nos duvets. Finalement, ça tient et l’orage passe, mais qu’est-ce qu’on caille.
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