dimanche 28 décembre 2008

Le rouge et le noir

Assez traînassé, l’averse a passée et l’aventure nous appelle à nouveau. Plus à l’est, vers les Andes, à 80 kilomètres de Puerto Varas, à proximité du village de Cochamo, se trouve une petite vallée des merveilles qu’on ne peut atteindre qu’à pieds ou à cheval, après un effort de cinq heures bien tapées.



Cinq heures sans s’arrêter de trop, puisque la saison des « Colihuachos » débute tôt cette année, réchauffement climatique oblige. C’est un insecte volant qui envahit le sud chilien un mois par an. Ils sont rouge et noir et se nourrissent de sang qu’ils ponctionnent sur les bêtes et sur les touristes. Ce n’est pas qu’il soient vraiment douloureux, et ils ne laissent ni venin ni blessure, on les sent à peine à vrai dire. Mais purée qu’ils sont pénibles à vous tourner autour par dizaine en bourdonnant bêtement.

Cette vallée glaciaire est cernée de montagnes en forme de dôme et de falaises impressionnantes, c’est un peu l’équivalent Chilien de Yosemite aux USA, mais sans route, sans baraque à souvenir, sans rien, à part un couple américano-argentin. Deux passionnés d’escalade de haut niveau qui ont monté avec l’aide de leurs amis et de nombreux chevaux un refuge en bois pour les rares randonneurs et les fans d’escalade. Tout a été fait avec le bois local et une tronçonneuse et toute cette petite famille Ingalls campe dans ces prairies magiques.

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