
Raf accompagne Gerald dans une petite église baptiste pour y acheter des empanadas. Et c’est l’heure de grimper dans notre bus à destination de Pucon (Chili), via le paseo Tromen, au pied du volcan Lanin. Le chauffeur a sorti une vieille machine à écrire et tape méticuleusement la liste des passagers en vue des contrôles douaniers.
Nous partons avec le minimum vital : tente, duvets, vêtements et deux livres : « Parmi les disparus » et « Ce que dit le majordome ».
La route qui monte au col du côté Argentin est bordée de pythons de laves érodés (orgues basaltiques), les paysages de plateau et de collines douces ont une couleur fauve.
Pendant l’attente à la frontière, on tente des jeux de mots scabreux : « il faut utiliser les WC du bus uniquement pour pisser, et jamais à l’arrêt… » Mouaif.

Araucaria, arbre emblématique de la Patagonie
La frontière à peine franchie, les paysages changent du tout au tout, la végétation est luxuriante comme dans une forêt tropicale, les montagnes abruptes enserrent des lacs bleu ciel. Bienvenu au Chili, et dans sa célèbre forêt valdivienne.
Sur les recommandations de Brigitte et Gerald, on posera nos sacs à l’hostal Ecole, un endroit charmant.
Le volcan Villarica domine le village, et des sémaphores d’alerte volcanique nous rappellent qu’il ne dort que d’un oeil.