mercredi 19 mars 2008

Chez les fans de Jesus et du Che

Le moteur de la VW Saveiro chauffe dur dans la rude montée vers le sommet des sierras et ses paysages de plateaux qui ressemblent à l’Ecosse. Sur la route, une parade de plusieurs centaines de cavaliers en tenues typiques de campesinos. Ils ont l’air fier et un peu comique aussi avec leurs bérets et leurs pantalons bouffants, leurs chemises chiadées et leurs selles en peau de bique.

Le parc des condoritos était indiqué depuis 60 km mais curieusement, arrivés à l’embranchement, pas de panneau. Il faut se garer 3 bornes plus loin. On coupe à travers la montagne en faisant peur aux vaches et en s’émerveillant devant la profusion de blocs de quartz et de mica qui miroitent sur le granit rose.

Descente périlleuse vers Alta Gracia, la ville où le Che a passé une partie de sa jeunesse pour soigner son asthme. 16h, la ville est plombée par la chaleur. La visite de la célèbre estancia jésuite et son église attenante apporte un peu de fraîcheur. Une vieille fan de jesus obséquieuse nous étouffe de sa sollicitude. Ça fait du bien de revoir des vieilles pierres après deux mois chez les pionniers du nouveau monde et leur maison de ciment et contreplaqué. Le soir venu, Alta Gracia se réveille, ambiance ville balnéaire d’Espagne. Jeunes et vieux flânent sur la place et dans l’avenue San Martin. En Argentine, la rue principale s’appelle toujours San Martin. C’est qui celui-là encore ?!



La grognasse de l’office du tourisme nous certifie que tous les hébergements sont pleins à l’exception d’un hôtel cher de son cru. Heureusement, on ne la croit pas et on descend dans un bed and breakfast chez l’habitante, dans une jolie maison coloniale classée. La taulière est charmante et ulcérée d’apprendre les manigances de la pétasse de l’office. Ça va barder à Alta Gracia après notre départ.

Sur les conseils de notre taulière, dîner à La Morada. Purée ! De la vraie gastronomie élaborée, et pas plus cher que la parilla de base, avec de la vraie (purée).