
On passe la frontière au « paso de Jama », avec le souffle court. 4400 m au-dessus du niveau de la mer, il n’y a qu’un Guanaco pour vivre ici.

Dans le ciel, un arc en ciel inversé se forme autour du soleil. C’est un phénomène qu’on n’observe que dans les très hauts plateaux, lorsque qu’une fine pellicule de nuages de grande altitude difracte la lumière.

Le bus se laisse glisser le long de la pente du Volcan Licancabur. L’air est tellement transparent que les distances s’abolissent étrangement. 50km plus loin, on atteint San Pedro de Atacama, et le Volcan paraît plus modeste et plus proche qu’il ne l’est. Pourtant, il culmine à 5900m, soit 2500m de plus que le village.

San Pedro est un minuscule bourg de 3000 habitants, mais c’est la plaque tournante du tourisme de cette région absolument désertique.

Bons restaurants, nourriture saine, bars musicaux, agences de tourismes à profusion… On sent que les Chiliens ont assimilé les attentes des routards occidentaux.

