lundi 30 avril 2012

Cool in the pool

Aux terrasses des gargotes, certains semblent avoir jeté l'éponge. Pétrifiés, hagards, ils fument en observant la rue, recroquevillés sur de minuscules tabourets en plastiques, avec pour décor de fond
soupes, brochettes, couleurs pastels et éclairage au néon.

Pour nous, l'expérience de Saigon sera vécue du bon côté de la vie :
Quang et Thi habitent la demeure familiale: une superbe maison coloniale, avec piscine et jardin luxuriant à l'abris du tumulte. Le mois de mai marque la fin de la saison sèche: en fin d'après-midi, le ciel devient gris foncé et indigo, et un orage biblique vient arroser  le jardin, douche et bain pour le même prix dans la piscine.

Sous les colonnes du porche, affalés dans les sièges d'osiers dans l'air des ventilateurs géants, on s'imagine en missionnaires coloniaux. La chaleur ne vous lâche jamais et sape toute velléité d'effort prolongé. On comprend qu'un peu de Gin ait suffi à les faire sombrer dans la déchéance totale.











dimanche 29 avril 2012

Saigon

Bien que le nom officiel de cette bourgade soit Ho Chi Minh, du nom du père de la révolution Vietnamienne, les habitants s'autorisent à nouveau à l'appeler Saigon. Le portrait du petit vieillard malicieux avec sa barbichette trône partout, mais du communisme, il ne reste plus grand-chose, si ce n'est la mainmise du parti du même nom sur le business, et l'étoile rouge cousue à l'épaule des flics.


Sortis de l'atmosphère climatisée de l'aéroport, on plonge dans une chaleur liquide, visqueuse. Petit à petit, le corps s'habitue… Disons plutôt qu'il se résigne.

Partout dans les rues, c'est le ballet improbable des motos, qui s'écoule comme un fluide, comme les globules rouges dans les vaisseaux sanguin. Où vaquent tous ces gens, familles entières en équilibre sur une selle?









samedi 28 avril 2012

Sayonara









Tokyo c'est comme on dit?


Pour clore le chapitre Tokyo, voici en vracs quelques observations pour tordre le coup à certaines idées reçues :


- Tokyo n'est pas une ville très chère. En tout cas, moins chère que Paris. On y mange très bien pour 5 euros, le Ticket de métro coûte 1,4 euros, et le bouillonnement de la vie offre un spectacle gratuit à l'envie.

- Les Japonais ne parlent pas anglais en général, ce qui complique les interactions, en revanche, ils sont d'une gentillesse et d'une patience exemplaire lorsqu'il s'agit de rendre service.

- Tokyo n'est pas une ville particulièrement bruyante, ni particulièrement polluée. Elle donne une impression assez sage. Beaucoup de gens circulent en vélo, le centre ne nous a pas paru embouteillé.












vendredi 27 avril 2012

Kawaii !

Les japonais de tout âge semblent vouer un véritable culte aux enfants, sur notre passage les visages s'éclairent comme celui du Bouddha en pleine illumination, et certains sombrent même dans un gagatisme absolu, et commence à entreprendre Lila. Le mot le plus entendu pendant ces deux jours : Kawaii ( mignonne). Quand elle ne dort pas à côté du tapis roulant chargé de Sushis, Lila chante à tue-
tête ses comptines en Espagnol !












Tokyo !



Les planisphères étant centrés sur l'Europe, ils masquent une réalité géographique: l'océan Pacifique est grand, très grand ! Rallier Tokyo depuis la Patagonie c'est, à très peu de chose près aller aux antipodes, soit au bas mot 36h de voyage, 12h de décalage horaire, et un siècle ou deux de décalage culturel.

48h à Tokyo, c'est court pour découvrir le Japon, mais assez pour être captivé. Ce qui frappe en premier lieu c'est le souci de l'esthétique qui s'affiche dans chaque petit détail. Partout, sur les choses et sur les gens, cette élégance un peu étrange, comme débarquée d'un conte de fée. Les garçons promènent des corps dégingandés dans des costumes ajustés, les filles exhibent leurs jambes, entre leurs mi-bas et leur mini-jupe ou leur mini-short.

En second lieu, on est amusés par la technicité omniprésente dans les détails du quotidien, à commencer par la cuvette de toilettes chauffante ! (il fallait bien en parler).
















mercredi 25 avril 2012

Le tour du monde en 144 jours

Il y a 5 ans -déjà !- ce blog relatait nos aventures à la recherche du paradis sur terre. Etant parvenus à nos fins (!!), cette page dormait du sommeil du juste dans le cyberspace.


Aujourd'hui, elle reprend du service pour un nouveau chapitre
nomade : le tour du monde en 144 jours ! La feuille de route :
Ensenada, Tokyo, Vietnam : Saigon, Cantho, île de Phu Quoc, Laos, de
Ventiane à Luang Prabang, Vietnam encore : Hanoi, Sapa, baie d'Halong, un été en
France, puis New York and East Coast baby !


Un voyage avec un paramètre supplémentaire: Lila. Voyager avec un enfant en bas age, ça fait un bagage de plus à transporter, ce qui

peut s'avérer éreintant par 38° C et une humidité digne d'un hammam, mais cela représente aussi de nombreux avantages : Finies les longues files d'attentes dans les aéroports, les pleurs des enfants dans
l'avion vous laissent de marbre, en bons parents immunisés… Mais le vrai plaisir qu'on éprouve à transporter 12 kilos de chair fraîche
sur ses épaules réside dans les milliers de sourires ravis qui
convergent sur votre passage.



Et Lila d'entonner sa chanson préférée:
"Caballito blanco
Llevame de aqui!
Llevame al pueblo
Donde yo naci
..."